Les progrès dans le domaine de la psychologie nous font découvrir combien les seuls mots qui font progresser et agir nos enfants dans le sens souhaité sont ceux exprimant le positif : ces dernières années se sont multipliées les propositions d’ateliers de discipline positive. Aux États-Unis, les enfants carburent avec ce leitmotiv « You are the best ! »

Progrès dans le domaine de la psychologie

Cependant, un domaine semble avoir totalement échappé à cette nouvelle façon de faire, celui de l’enseignement sur le corps et la sexualité. Là, domine plus que jamais l’esprit négatif, la

peur, la violence et tout le vocabulaire associé aux maladies sexuellement transmissibles et aux grossesses non désirées. On constate que la seule vision de l’amour et de la sexualité donnée à nos jeunes dès le plus jeune âge, est celle du danger et de la fatalité : la pulsion sexuelle fait partie du corps on ne pourra pas y échapper, on va chercher simplement à en diminuer les effets négatifs… Ces paroles sont terribles et mensongères, et ne portent pas les fruits escomptés.

Un tel enseignement entraine chez les plus jeunes une augmentation de la violence verbale et physique : nous la constatons tous les jours dans les cours de récréation, et chez nos ados par de grandes blessures du cœur et une hausse du nombre d’avortements. Il faut dire STOP à cette surenchère d’informations physiologiques et sanitaires. Ce n’est pas de cela dont nos enfants ont besoin, mais de saisir combien leur corps sexué est beau non pas uniquement par son fonctionnement biologique, mais surtout par sa signification profonde : par ce corps je pourrai exprimer l’amour et parfois donner la vie.

L’amour est un bien éminemment précieux puisque c’est ce dont j’ai le plus besoin dans ma vie, bien plus que les diplômes et que l’argent. Tel un bijou je vais le garder précieusement, ne pas me mettre en pâture mais bien décider aujourd’hui de me donner un jour dans un amour total, source de bonheur. C’est bien cela que nous aimerions vivre et que nous sommes capables de vivre. Alors pourquoi ne le dit-on pas aux enfants et aux jeunes ? C’est mensonger de laisser croire à une fatalité. La personne humaine serait-elle devenue un mouton, mu par un simple instinct, incapable de choisir et de décider sa vie ? Nous devons, en tant que parent, nous opposer à cet enseignement.

Revisitons aussi notre propre vocabulaire : on ne peut parler à la fois d’amour et en même temps de protection : qui voudrait se protéger de l’amour ? de la vie ? quelle aberration ! Nous avons tous besoin d’entendre que nous sommes le fruit de l’amour de nos parents, qu’ils aient prévu d’avoir un enfant ce soir-là ou pas ! Ils n’ont pas fait l’amour mais se sont dit qu’ils s’aimaient. Quel soulagement pour nos jeunes de réaliser qu’il n’y a donc pas de technique à apprendre.

Et surtout croyons en eux : « You’re the best » et tu es capable de choisir de vivre cela. Ton bonheur est à la clé !

Inès de Franclieu